Le récit de
cette longue histoire (75 pages d’une écriture très
fine + 8 pages pour la "préface"
et la "BD du 14 juillet") est
intermédiaire entre autobiographie et journal.
Ariane-Annick y fait, sous le nom de Vanie
(la première de ses « héroïnes », suivie
de Limine, puis de la provocante Line)
la chronique détaillée de sa vie d’écolière
et d’enfant de parents divorcés, avec le souci constant
de faire des listes. Déjà
féministe, Ariane n’hésite pas à placer
le père devant les fourneaux pendant que la mère se
repose dans un fauteuil.
L’histoire, très vivante grâce aux dialogues, est
beaucoup trop longue pour être retranscrite dans son intégralité.
Les 25 premières pages sont présentées (avec
la mise au net par Ariane elle-même de "Vanie
n°2"), puis un choix - assez large - a été
fait entre ce qui ressort de l’imagination pure et de la «
réalité » qu’il n’est pas toujours
facile de démêler, sauf quand elle revient dans ses écrits
sur cette réalité: par exemple, le récit des
« persécutions » subies à l’école,
déjà présent dans un de ses premiers journaux
: "Est-ce parce que je suis coléreuse
?", et repris dans une autre autofiction : "Les
premières Limine". Ont été aussi
retranscrites les « scènes » que, très affectée,
elle commentera plus tard dans ses cahiers de mémoires.
Enfin, on pourra lire avec intérêt la Préface
(qu'Ariane a placée à la fin du cahier) qui montre une
petite fille très fière de ses capacités d’écrivain
et de modèle pour les autres petits enfants. Quant à
la BD du 14 juillet, on la trouve, elle
aussi, à la fin de l’histoire.